Les Rencontres Philosophiques de Monaco
Quand on est jeune, il ne faut pas hésiter à s’adonner à la philosophie, et quand on est vieux, il ne faut se lasser d’en poursuivre l’étude. Car personne ne peut soutenir qu’il est trop jeune ou trop vieux pour acquérir la santé de l’âme.
Épicure, « Lettre à Ménécée »
Actualités
Quel humain émerge sous nos yeux ?
Intelligence artificielle, réalité virtuelle, transhumanisme, corps augmentés, accélération de la production, ère de l’hyper-information… Nous vivons dans le futur, ce que la littérature et les films des années 60 à 80 avaient imaginé pour nous. Comment s’adapter sans perdre notre humanité ? Un dialogue croisé entre art et philosophie pour scruter les aléas du progrès, des utopies et la manière dont notre société façonne les corps de demain.
En savoir plus
Atelier philo jeunes (7-10 ans) : Dire merci, pour quoi faire ?
Dire merci, pour quoi faire ?
Dire merci, on le fait souvent sans y penser. À la fois banal et précieux, ce petit mot est prononcé plusieurs fois par jour et des centaines de fois dans une année.
On le dit parce qu’on nous l’a appris et parce que c’est poli. Mais dire merci, est-ce seulement respecter une règle ? Bien sûr, on le dit plus sincèrement encore lorsque l’on a reçu quelque chose. Alors, est-ce que notre « merci » dépend du cadeau reçu ou de l’aide apportée ? Et si on n’a rien reçu, peut-on quand même dire merci ?
Dans cet atelier, les enfants réfléchiront à cette drôle de question : dire merci, pour quoi faire ?
En savoir plus
La gratitude
Ce qui empoisonne la morale, c’est que le mal est plus facile que le bien. Le mal, en effet, il suffit de le faire une fois pour l’avoir fait pour toujours – s’il n’est guère de pardon. Alors que le bien, lui, ne se thésaurise pas, et l’avoir fait une fois ne dispense pas de le faire et refaire encore. Ainsi le militaire qui trahit, livrant ses amis à l’ennemi, devient-il un traître, est un traître et le restera, alors que le pauvre qui donne à plus pauvre que lui, accomplit certes une bonne action, admirable même, aussi admirable que celle du mauvais nageur sautant malgré sa peur dans le torrent pour sauver un enfant, mais ni l’un ni l’autre n’est pour autant, à partir de ce moment là, généreux ou courageux pour toujours. Une petite carence de la langue française le laisse voir à propos de la gratitude: négativement, on est un ingrat, si pas une fois on n’a manifesté à quiconque la moindre reconnaissance pour un bien reçu, mais positivement, si on l’a déjà fait, honnêtement et sincèrement, on n’est pas pour toujours… un «grat».
En savoir plus
Prochains
Évènements
À partir de
Quel humain émerge sous nos yeux ?
Laurence Devillers, Clément Camar-Mercier, Daniel Andler
à
La gratitude
Paul Audi, Judith Revel, Camille Riquier, Laetitia Strauch-Bonart, Raphael Zagury-Orly, Delphine de Vigan